Signée le mercredi 14 décembre par Jean-Yves Gouttebel, président du Conseil départemental du Puy-de-Dôme et Marie-Danièle Campion, Recteur de l’Académie de Clermont-Fd, cette convention fait écho à la démarche engagée en 2013 par la ministre de l’Education nationale, dans laquelle le Puy-de-Dôme a été retenu comme territoire pilote pour engager notamment des actions visant à renforcer une meilleure mixité sociale dans les établissements publics.

Si le Rectorat et le Conseil départemental, collectivité chargée des collèges, ont toujours travaillé de concert en faveur des conditions d’enseignement des élèves du Puy-de-Dôme, les évolutions actuelles de la loi (notamment la loi Notre) et de la société les amènent aujourd’hui à s’engager autour d’un diagnostic conjoint.

Si le ministère a retenu le Puy-de-Dôme comme territoire « pilote » c’est que le département présente l’ensemble des problématiques auxquelles l’Education nationale et ses partenaires peuvent avoir à répondre telles que l’égalité des conditions d’enseignement en zone urbaine ou rurale, le nombre d’élèves par établissement garantissant leur réussite (le spectre de l’effectif collégien va de 26 à 830 élèves), le développement du numérique, la prévention des risques liés à la santé et-ou la sécurité des élèves, le rapprochement de certains collèges avec un lycée notamment les lycées dédiés à l’agriculture.

La convention (adoptée par les Conseillers départementaux le 28 juin 2016) doit engager le Département, le Rectorat et au-delà leurs partenaires (les élus, etc.) sur des réponses plus concrètes telles que :

– un ré-équilibrage des effectifs entre les 58 collèges publics, par ex. : étudier une nouvelle sectorisation du milieu urbain clermontois afin de lutter contre la ségrégation positive ou négative de certains collèges telle que mise en relief par l’étude menée par le Rectorat et le Conseil départemental en juin 2016, également confortée par les conclusions du séminaire organisé conjointement par le Rectorat, le Conseil départemental et la Ville de Clermont, le 5 octobre dernier ;

– à Clermont-Ferrand, la possibilité d’adosser chaque école à un seul collège, dans la mesure du possible, ceci afin d’entretenir le lien du cycle 3 (CM1/ CM2/ 6e) et donc en favoriser la continuité ;

– constituer des pôles d’attractivité pédagogique et donner aux collèges une spécificité qui leur permet d’attirer des élèves comme au collège Gérard-Philipe à Clermont-Ferrand avec sa section cinéma.

Une première expérimentation va être lancée à la rentrée 2017 sur la sectorisation de certains collèges clermontois.

« La mixité est un élément essentiel pour favoriser l’ouverture et la réussite des élèves. C’est aussi une condition indispensable pour garantir l’égalité de chacun devant l’éducation. » selon la vice-présidente du conseil départemental en charge des collèges, Sylvie Maisonnet.

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